« En l’air et en mer » – à Saint-Nazaire, sortie du 11 juin

Notre ami Claude nous a concocté une sortie d’une journée, trajet en bus visite d’AIrBus, repas et visite des Chantiers Navals, de quoi, comme d’habitude nous régalé, merci Claude.

Réveil bien matinal en ce mardi brouillardeux et frais ! Une trentaine et demie d’a.i.a,  munis de cartes d’identité, se rejoignent autour du grand car, dans notre belle capitale sorgeaise. Le top-départ 7.15h est respecté, pour un long voyage de bavardages et sans histoire (à part la vitesse d’escargot habituelle du périphe de Nantes). Arrivés à St.Nazaire, notre aimable chauffeur fait l’arrêt pipi aux bunkers, puis Marie-Anne, guide de la journée, se présente et entame aussitôt l’historique de cette entreprise européenne renommée, Airbus. L’ère des grands paquebots (le France, le Normandie, l’Ile de France) terminée, l’avion était le moyen de transport d’avenir. Le chantier qui construisait des bateaux sur l’estuaire de la Loire a senti le vent venir. Il s’est essayé à l’hydravion, dès 1923. Pour stopper en 1926, après un crash. Progressivement, le chantier de l’aérien a pris de l’ampleur. Il est devenu un « assembleur ». Les pièces, fabriquées dans quatre pays européens , Allemagne, Angleterre, Espagne et France, arrivent par air, mer ou route… Les voici, devant nos yeux, ébahis devant la finesse du métal enveloppant et la petitesse des rivets (ils sont 2 millions pour un A380 !). Ebahis devant l’ingéniosité et la taille des appareils soulevant, portant, glissant… La perfection est exigée de chaque « compagnon ». En 2021 le dernier A380 trop grand, sera livré, et sa construction qui demande deux ans arrêtée. Les A320 330 350 continueront – l’appareil A320 est livré en 6 mois, le 350 en 8 mois. 6000 personnes sont employées, la moitié dans les bureaux, l’autre moitié pour la réalisation. Et le carnet de commandes est plein !

De retour aux bunkers où un repas rapide et soigné est servi, nous reprenons vite des forces pour la découverte de l’immense entreprise voisine d’Airbus, les Chantiers Navals. En 1973, la crise du pétrole a fait abandonner la construction des méthaniers et pétroliers. Les chantiers se sont alors tournés vers le tourisme pour les paquebots de croisière, et les bâtiments militaires. L’immense site de 110 ha fait travailler 8000 personnes chaque jour ! S’offrent à notre vue des piles et des piles de tôles. Nous pénétrons dans d’immenses constructions équipées de portiques capables de déplacer des tonnes. Pour faciliter le travail, les panneaux d’un étage sont montés à l’envers ( !). Les panneaux plans sont préparés en un endroit, les courbés ailleurs. Marie-Anne fournit maintes informations et répond à toutes nos interrogations… Resteront dans nos souvenirs : – ce pharaonique portique Krupp rouge vif, manipulé par 5 grutiers très spéciaux, là-haut dans le ciel, capable de transporter 1200 tonnes – l’immense bassin sec où sont assemblés d’énormes morceaux de paquebots, lequel plus tard s’emplira de l’eau de notre Loire … – un MSC Grandosia de 331m de long, 19 étages, transportant au total  8000 personnes ( !!!) …

Puis deux heures de route plutôt humide nous ramènent tranquillement dans notre capitale sorgeaise. Pour les Chantiers Navals aussi bien que pour Airbus, de multiples petites entreprises de pointe (italiennes aussi) apportent leurs compétences. Quel bel exemple d’Europe !

F3 St.Nazaire 11 juin 2019

La prise de photo est interdite sur les différents sites…

Pour Air Bus VOIR ICI ou sur le site d’AirBus ICI

Pour le chantier naval VOIR ICI

 

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