Bella Ciao Due

Il y a tout juste 1 an nous vous avions parlé de la bande dessinée « BELLA CIAO Uno » de Baru voir ici

La suite est sortie il y a quelques jours « BELLA CIAO Due », Jorge SANCHEZ sur ACTUA BD en parle très bien..

Bella Ciao de Baru : l’intégration entre idéal et réalité

 
Enfin ! Le Grand Prix d’Angoulême en 2010, auteur de « Quéquettes blues », de « L’Autoroute du soleil » et des « Années Spoutnik », nous livre le deuxième volet de sa trilogie « Bella Ciao », en poursuivant son histoire personnelle et familiale, celle de l’émigration d’une famille italienne en Lorraine. Comme pour le premier tome, nous avons affaire à un mélange cocasse de fiction et de mémoire commune pour nous offrir un récit à épisodes s’étalant sur plusieurs décennies abordant l’intégration des migrants italiens en France.

Le premier volume commençait par une tuerie : celle de des Salines d’Aigues-Mortes en 1893. Le deuxième s’ouvre sur le massacre de la Légion Garibaldi des volontaires italiens engagés pour la France sur le front de l’Argonne en 1914. Baru n’y va pas par quatre chemins : l’histoire de l’intégration, de celle des siens, les Italo-français, n’est certainement pas un chemin de roses.

Bella Ciao de Baru : l'intégration entre idéal et réalité

Pour ce premier chapitre, il reprend le même lavis de gris que dans le volume précédent, avec pour seule exception le rouge de la chemise des volontaires, hommage aux Chemises rouges de Giuseppe Garibaldi, lors du Resorgimiento. Ce rouge symbolisant les idéaux des Garibaldiens est porté en flambeau en 1914 par le fils du fondateur de la nation italienne, Ricciotti Garibaldi, qui les souhaite incarnés dans la France. Il est un des fils conducteurs (rouge, forcément) ce deuxième volet.

Reprenant le même principe narratif, Baru alterne entre les périodes historiques dressant le tableau de l’époque et la rencontre avec ses personnages, avec un dîner convivial comme épicentre dramatique. La famille de son héros, Teodoro Martini, et leurs proches, échangent des souvenirs qui en appellent d’autres, puis enchaînent les anecdotes d’une communauté souvent vantée comme modèle d’intégration, mais qui en a beaucoup enduré pour en arriver à ce stade.

On retrouve à nouveau ce mélange de fiction et de souvenirs familiaux faits de disputes, de débordements et de rires, mais aussi de souvenirs douloureux, comme l’ineffaçable nostalgie de la patrie, les horreurs de la guerre et de l’occupation…

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