conférence : « l’Italie et la grande guerre de 1914 »

la_grande_guerraLa grande guerra

Confortablement installée dans la grande salle neuve, la quarantaine de spectateurs admire les hautes parois couleur bois clair et les larges baies. Notre Président souhaite la bienvenue « au beau monde » et présente notre discret professeur d’italien, Jean Bertholet : « il a 25 ans… », dit-il, il est un des premiers de l’association, ancien Maire de Trélazé et professeur d’histoire. Alberto ensuite apporte quelques précisions historiques, remontant aux années Napoléon où l’Italie n’était qu’un assemblage de petits royaumes. A la fin du 19e siècle le pays est réunifié et devient peu ou prou l’Italie d’aujourd’hui.

En 1900, cette Italie compte 32 millions d’habitants régis par une monarchie constitutionnelle. Un réseau ferré de 17 000 km et les nouvelles énergies la font entrer dans le monde contemporain, toutefois, les disparités sont énormes, l’ouvrier italien est le plus mal payé d’Europe. On dit même que «  l’italien ne voyage pas, il émigre ! »

Les guerres napoléoniennes restant vivaces dans les esprits européens, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie signent la Triple Alliance en 1882. Le contrat est automatiquement renouvelé tous les ans… jusqu’en 1913 ! Le 2 août 1914, la guerre est déclarée, l’Italie reste neutre. Son gouvernement est affaibli, de nombreuses insurrections éclatent de toutes parts. Le 24 mai 1915, quoique non préparée, elle déclare la guerre à l’Autriche.

Un film retrace « la grande guerra » italienne. Chars et canons franchissent sentiers et cols, ou bien se terrent dans des tranchées accrochées aux rochers. C’est Verdun. Un Verdun dans les montagnes ! Le résultat : 350 000 morts. Le 24 octobre 1917, défaite de Caporetto. C’est un grand désastre et le découragement s’installe. Heureusement des renforts alliés arrivent. Le 24 octobre 1917, victoire italienne de Vittorio Veneto. Puis les traités de paix sont signés, des territoires sont récupérés.

Jean remarque que des italiens se sont engagés en France : sur cinq petits fils de Garibaldi, deux sont tués, et en janvier 1918, 60.000 militaires sont envoyés en France pour aider à l’arrière. Rappelons-nous aussi le dernier Poilu de notre guerre de 14 à nous : il s’engage à 16 ans et « reste dans le pays qui lui a donné à manger, la France ». Il s’appelle Lazare Ponticelli – un italiano vero !

fpoitou

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